Masse https://masse.sn Sun, 15 Feb 2026 20:28:33 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://i0.wp.com/masse.sn/wp-content/uploads/2023/04/cropped-logo_masse.png?fit=32%2C32&ssl=1 Masse https://masse.sn 32 32 217762196 Projet # : Quand le concept « Habitat et activité pour tous » devient enfin une réalité https://masse.sn/2026/02/15/projet-quand-le-concept-habitat-et-activite-pour-tous-devient-enfin-une-realite/ Sun, 15 Feb 2026 20:28:26 +0000 https://masse.sn/?p=296 Créer 10 000, 20 000 ou même 100 000 emplois est souvent présenté comme un objectif majeur. C’est important, et c’est très bien. Mais une autre ambition est possible : le concept « Habitat et activité pour tous », pour toute la jeunesse africaine. Cette idée est au cœur du Projet #.

(Extrait du livre : # n’est pas qu’un simple symbole numérique. Il est le fil d’un réseau, la marque d’une connexion, le souffle d’une intelligence collective. Il siffle les initiales de Jeunes Entrepreneurs Solidaires (JES), comme un refrain qui traverse les frontières et réveille les consciences.)

Pour comprendre ce concept, partons d’un exemple concret.

Un hectare de terrain, c’est 10 000 mètres carrés. Cela représente environ 20 parcelles de 300 m², avec des espaces communs partagés. Dans certaines zones intermédiaires, suffisamment proches des grandes villes pour rester connectées mais assez éloignées pour être abordables, un hectare peut coûter autour de 5 millions de FCFA. Divisé par 20, cela revient à 250 000 FCFA par personne. Sur dix mois, cela représente une cotisation d’environ 25 000 FCFA par mois.

Autrement dit, 20 jeunes organisés peuvent, ensemble, accéder à du foncier, chacun disposant de 300 m² productifs, ainsi que d’espaces communs exploitables.

Que faire sur ces 300 m² ?

D’abord habiter, puis entreprendre. Installer une maison container solaire ou une capsule moderne, aujourd’hui accessibles et parfois fabriquées localement (il suffit de visiter les plateformes de sourcing international pour en constater les prix et la qualité). Puis développer une activité.

Les possibilités sont nombreuses, à condition de diversifier pour réduire les risques :

  • Agriculture verticale hydroponique, très efficace sur de petites surfaces.
  • Élevage, pisciculture.
  • Artisanat.
  • Recyclage.
  • Numérique et intelligence artificielle.
  • Médecine traditionnelle, santé et bien-être.
  • Art, culture, sport.
  • Etc.

Il ne s’agit pas d’efforts épars, mais bien d’un véritable écosystème solidaire qui se met en place.

Financement

Pour financer ces installations (maisons containers solaires, capsules habitables…), plusieurs leviers existent : l’apport personnel, le crédit via les banques ou les institutions de microfinance, l’appui de fonds publics, ou encore des partenariats stratégiques avec des mentors expérimentés.

C’est ce concept que j’appelle le Village #, présenté dans le nouveau livre La Génération # pour porter le Projet #. Un lieu où l’on vit, apprend, produit et se projette. Un modèle où l’État, la diaspora et les investisseurs ont chacun un rôle structurant à jouer.

Mais un Village # sans formation n’a pas d’avenir. C’est pourquoi chaque Village # intègre nécessairement son Université #.

L’Université # n’est pas une université classique. Ici, on ne parle pas de diplômes prestigieux. Chaque compétence acquise est immédiatement utile et valorisable. Trois principes guident cette approche : transmission horizontale et verticale, flexibilité et utilité immédiate.

Concrètement, une Université # peut tenir dans un immeuble simple, par exemple un R+2 :

  • Au rez-de-chaussée, un comité de gestion assure la gouvernance.
  • Au premier étage, la formation pratique.
  • Au deuxième, un espace de coworking où les entrepreneurs développent leurs projets tout en formant les jeunes en conditions réelles.

La solidarité intergénérationnelle dans la transmission du savoir et du savoir-faire reprend alors tout son sens, au regard de la structure démographique des pays africains.

En milieu urbain, l’Université # devient même un Projet # à part entière, conçu comme une passerelle pour les jeunes citadins vers les Villages #. Elle contribue à réduire le chômage, à prévenir la délinquance, à favoriser l’inclusion et à créer de nouvelles opportunités économiques dans les quartiers urbains.

Pour relier l’ensemble, l’Application #, appuyée par l’intelligence artificielle, connecte les acteurs et fluidifie les échanges.

Par ailleurs, à maturité, chaque Projet # intègre aussi un volet social, avec une mutuelle et un fonds de solidarité. Il permet également à tout État de repenser sa politique carcérale en passant d’une logique punitive à une approche réparatrice et formative.

À la jeunesse africaine, le message est simple :

Organisez-vous, lancez des tontines, formez-vous d’abord. Commencez par un hectare, puis cent hectares, puis des Villages # partout.

Babacar NDIAYE

Président du Mouvement MASSE

Auteur du livre La Génération #

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Proposition d’un modèle pour faire face au déficit d’enseignants au Sénégal : le modèle Diang diangalé https://masse.sn/2024/12/19/proposition-dun-modele-pour-faire-face-au-deficit-denseignants-au-senegal-le-modele-diang-diangale/ Thu, 19 Dec 2024 10:56:22 +0000 https://masse.sn/?p=283 Lors du conseil des Ministres du Mercredi 11 décembre 2024, le Président de la République SEM Bassirou Diomaye Faye, a soulevé la problématique du manque d’enseignants dans notre système éducatif en ces termes : 

     « …Abordant la problématique de la maitrise stratégique du capital humain dans le système éducatif, le Président de la République a constaté que plusieurs écoles publiques, collèges et lycées du Sénégal connaissent un déficit criard d’enseignants. Cette situation, qui s’aggrave d’année en année, est fortement liée à l’évolution exceptionnelle de la démographie scolaire et à une mauvaise gestion prévisionnelle des flux d’élèves, des emplois et des compétences dans le secteur éducatif. Il a, par conséquent, demandé au Ministre de l’Education nationale, au Ministre de la Formation professionnelle et technique et au Ministre des Finances et du Budget de finaliser dans les meilleurs délais, sous la supervision du Premier Ministre, un programme spécial de recrutement d’enseignants sur trois ans (2025, 2026, 2027), selon les spécialités et matières prioritaires ciblées. Il a, en outre, invité le Premier Ministre à accélérer la mise en œuvre du programme d’urgence de résorption des abris provisoires avec la mise à contribution des Forces armées, notamment du génie militaire, dans l’exécution diligente des travaux… »

     Nous saluons les mesures d’urgence prises, à savoir le recrutement d’enseignants sur trois ans et la résorption des abris provisoires. Parallèlement à celles-ci, des réformes structurelles en profondeur pourraient être envisagées vu la persistance du problème depuis plusieurs années. En 2022, nous avions proposé le modèle Diang diangalé, basé sur une solidarité intergénérationnelle pour la transmission des connaissances et des compétences. Ce modèle permet de :

  • régler définitivement les grèves récurrentes ;
  • régler définitivement le déficit d’enseignants ;
  • faire de économies très conséquentes sur les budgets de l’enseignement ;
  • d’assurer de biens meilleurs résultats scolaires, etc.

Voir schématisation du modèle plus loin

Extrait du Livre « La France à fric » : le modèle Diang diangalé

     Le Sénégal, à l’instar des pays africains, se distingue par une population particulièrement jeune. Le tableau ci-dessous met en perspective cette particularité en comparant le Sénégal à la France, dont le système éducatif a fortement inspiré le nôtre.

PaysPopulation totalePopulation
5-20 ans
Pourcentage de la population totalePopulation
25-60 ans
Pourcentage de la population totale
Sénégal18,16,838 %6,234 %
France68,412,518 %34, 444 %

Valeur en millions

Année de référence : 2023

Source : ANSD, INSEE 

     Compte tenu de ces données, il devient impératif de repenser un modèle éducatif mieux adapté ; notre structure démographique nous l’impose. 

Quelques principes directeurs du modèle Diang Diangalé

  • à partir d’un certain niveau scolaire d’équilibre déterminé périodiquement en fonction des besoins (input du modèle), les étudiants peuvent choisir un module (une matière) que nous pouvons appeler option « Enseignement » ou diangalé. Par exemple, un étudiant en 2e année en mathématiques peut encadrer des élèves de 5e pour les exercices, le cours étant assuré par un professeur titulaire. De même, il pourra assister le professeur titulaire sur certaines tâches comme la préparation des cours et des exercices, la correction de certains devoirs, etc. En contrepartie, l’État accorde une majoration (à déterminer périodiquement par modèle) de la bourse des étudiants ayant opté pour ce module « Enseignement » ou diangalé ; 
  • l’adhésion est sélective, seuls les étudiants ayant obtenu d’excellentes notes seront éligibles à l’option « Enseignement » ou diangalé selon des critères qui seront clairement définis ;
  • L’étudiant sera évalué dans ce module. Les modalités d’évaluation seront scrupuleusement étudiées et impliqueront probablement l’appréciation du professeur titulaire, des élèves, des responsables de l’établissement, etc. ;
  • dans l’esprit du modèle, on veillera à ce que l’étudiant ne soit pas perturbé dans ses études supérieures. Pour cela, il faut un équilibre entre ses études (diang) et ses interventions (diangalé). Ainsi, l’étudiant intervient à temps partiel et de façon bien calculée ;
  • l’étudiant peut progresser à la fois dans ses études et dans ses interventions. Par exemple, un étudiant qui a opté dès la première année pour commencer les interventions parallèlement à ses études, peut progresser rapidement en devenant professeur titulaire à temps partiel alors qu’il est encore étudiant en 4e année. Cet étudiant aura plusieurs choix de carrière à la fin de sa 5e année. De plus, son choix sera basé sur une expérience.

Quelques avantages du modèle Diang diangalé :  

  • responsabilisation et motivation des étudiants, lutte drastique contre le chômage. En plus de son impact potentiel sur le système éducatif, le modèle Diang diangalé est une véritable politique de jeunesse ;
  • facilitation de la mise à jour des programmes grâce à l’assistance des étudiants ;
  • réduction du gap intergénérationnel grâce à l’implication des étudiants dans la mise à jour des programmes compte tenu de la fraîcheur qu’ils pourraient apporter ;
  • formation des étudiants au management, à la communication et à toute compétence requise dans l’enseignement et utile dans la vie sociale et professionnelle ; 
  • préparation au métier d’enseignant, qui, avec celui de la santé, font partie des plus nobles mais moins valorisés malheureusement ; 
  • revalorisation du métier d’enseignant : chaque enseignant à un certain niveau d’expérience aura la possibilité d’avoir un étudiant assistant comme les hauts cadres (un enseignant expérimenté/un assistant) ; c’est valorisant ;
  • économies considérables au niveau du budget destiné l’enseignement. Ces économies pourront être réaffectées de façon bien calculée ; 
  • allègement de la charge de travail des professeurs expérimentés avec une meilleure rémunération. Toutefois, le nombre de recrutement de nouveaux professeurs titulaires diminuera progressivement. L’esprit du modèle étant le bien-être de tous, nous proposons d’affecter une partie des économies réalisées au financement de la recherche ou de l’entreprenariat en privilégiant les professeurs pour combler leurs heures libérées. En effet, les professeurs ont une bonne connaissance du pays sur tous les plans (sociologique, psychologique, économique, etc.) ;
  • d’après une estimation brute, les économies réalisables grâce à ce modèle pourraient se chiffrer à plus de 100 milliards de franc CFA par an tout en assurant de meilleurs résultats scolaires. 

     Pour une mise en œuvre optimale et efficiente de ce modèle, il est essentiel de repenser les plans architecturaux de nos futures infrastructures éducatives, comme l’illustre le schéma ci-après :

     D’autres variantes de ce schéma peuvent être adaptées à des modèles spécifiques tels que le sport/études, études/entreprise, entre autres. Enfin, d’autres aspects du système éducatif ont été abordés, à savoir la langue, le contenu, le caractère informel de notre économie qui en est un facteur de déséquilibre financier, etc. 

Nous invitons vivement à des contributions constructives pour enrichir et approfondir ces propositions via le site : www.masse.sn         bouton « J’envoie mon idée ».

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QUELQUES EXTRAITS DU LIVRE « LA FRANCE À FRIC » : https://masse.sn/2023/04/19/quelques-extraits-du-livre-la-france-a-fric/ Wed, 19 Apr 2023 15:37:25 +0000 https://masse.sn/?p=182

1 – Monnaie et finance internationale :

Nous sommes dans un monde où la compétition monétaire s’impose à tous. Les zones monétaires UEMOA et CEMAC en sont ingénieusement disqualifiées, subissant inconsciemment et/ou impuissamment ses revers.

2 – Économie :

L’économie sénégalaise est caractérisée par des secteurs primaire et secondaire délaissés et un secteur tertiaire relativement dynamique, mais avec une forte extraversion.

  • Secteur primaire : y retourner
  • Secteur secondaire : le relancer
  • Secteur tertiaire : le récupérer
  • Secteur quaternaire : se rattraper

A propos de l’informel : l’accompagner

3 – Système éducatif :

Les analyses sont axées sur 3 points fondamentaux :

  • Un modèle éducatif non approprié à notre structure démographique ;
  • Un problème de langue (déjà mentionné dans les documents publics mais l’analyse mérite d’être poussée) ;
  • Des contenus et programmes non conformes à nos besoins et réalités.

4 – Santé :

Demandez au hasard à un citoyen son avis sur le secteur de la santé au pays. Il vous dira que c’est une catastrophe et que c’est réservé aux plus riches. C’est courant d’entendre ceci : « si tu souffres de certaines maladies, mieux vaut attendre la mort en toute impuissance ». Cela nous fait toujours mal au cœur de l’entendre. Cela nous fait vraiment mal de le constater. Ils n’exagèrent pas, c’est la triste réalité.

5 – Corruption :

De plus, cet argent sale est parfois investi dans le foncier et l’immobilier, d’où l’explosion du prix du mètre carré un peu partout. Les jeunes éprouvent ainsi toutes les difficultés à avoir une parcelle de terrain.

6 – Retraite et protection sociale :

Les systèmes de protection sociale dans le monde sont très hétérogènes. D’une part, certains pays sont dotés d’un dispositif complet et mûr à l’image des pays développés. Cependant, ils sont généralement confrontés à une population vieillissante. Ainsi, un de leurs principaux défis est le maintien de l’équilibre à long terme entre la viabilité financière et l’adéquation des prestations surtout pour les couvertures vieillesse. D’autre part, de nombreux pays ont encore de la peine à étendre leur système à l’ensemble des risques et à l’ensemble des populations. Entre autres causes, nous pouvons citer des facteurs comme :

  • Le faible niveau de développement ;
  • Le volume du secteur informel non pris en compte entraînant une faible capacité contributive ;
  • Des allocations budgétaires insuffisantes, etc.

Pour toutes ces parties, des solutions concrètes sont proposées. Par exemple, pour le système éducatif, le modèle « Diang diangalé » que nous proposons permet de corriger l’inadéquation du système à la structure démographique de la population qui est très jeune.

 

Livre disponible chez :

Harmattan (VDN Dakar), Clairafrique (Dakar), FCNAC (Almadies), AMAZON (international)

ENVOYEZ VOS IDÉES POUR CONTRIBUER À L’ÉLABORATION D’UN PROGRAMME POLITIQUE COMMUN POUR LE SÉNÉGAL.   

 

 

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PROPOSITION POUR LE SYSTÈME ÉDUCATIF https://masse.sn/2023/04/19/proposition-pour-le-systeme-educatif/ Wed, 19 Apr 2023 15:20:48 +0000 https://masse.sn/?p=175

Notre système éducatif est confronté à d’énormes difficultés. Nous avons axé notre analyse sur 3 points fondamentaux :

• un modèle éducatif non approprié à notre structure démographique ;

• un problème de langue (déjà mentionné dans les documents publics, mais l’analyse mérite d’être poussée) ;

• des contenus et programmes non conformes à nos besoins et réalités.

  1. Un modèle éducatif non approprié à notre structure démographique ;

     Le Sénégal, à l’instar des pays africains, se distingue par une population particulièrement jeune. Il est nécessaire de penser un modèle éducatif approprié. Celui que nous proposons s’appelle le modèle Diang diangalé.

Quelques principes fonctionnels du modèle Diang diangalé

  • à partir d’un certain niveau scolaire d’équilibre déterminé périodiquement en fonction des besoins (input du modèle), les étudiants du supérieur peuvent choisir un module que nous pouvons appeler option « Enseignement ». Par exemple, un étudiant en 2e année en mathématiques peut encadrer des élèves de 5e pour les exercices, le cours étant assuré par un professeur titulaire. De même, il pourra assister le professeur titulaire sur certaines tâches comme la préparation des cours et des exercices, la correction de certains devoirs, etc. En contrepartie, l’État accorde une majoration (à déterminer périodiquement par modèle) de la bourse des étudiants ayant opté pour ce module « Enseignement » ; 
  • l’étudiant sera noté sur ce module. Les modalités d’évaluation sur ce module seront scrupuleusement étudiées et impliquera probablement l’appréciation du professeur titulaire, des élèves, des responsables de l’établissement, etc. ;
  • dans l’esprit du modèle, on veillera à ce que l’étudiant ne soit pas perturbé dans ses études supérieures. Pour cela, il faut un équilibre entre ses études (diang) et ses interventions (diangalé). Ainsi, l’étudiant intervient à temps partiel et de façon bien calculée ;

Quelques avantages et résultats attendus du modèle :  

  • responsabilisation et motivation des étudiants, lutte drastique contre le chômage ;
  • facilitation de la mise à jour des programmes grâce à l’assistance des étudiants et à l’allègement de la charge de travail des professeurs expérimentés qui pourront faire plus de choses parallèlement à l’enseignement (recherche, entreprenariat, etc.). Nous pensons profondément que les enseignements sont parmi les mieux placés pour réussir dans l’entreprenariat au regard de toutes les capacités qu’ils ont développé au fil du temps ;
  • réduction du gap intergénérationnel entre les professeurs et les élèves grâce à l’implication des étudiants dans la mise à jour des programmes compte tenu de la fraîcheur qu’ils pourraient apporter ;
  • formation des étudiants au management, à la communication et à toute compétence requise dans l’enseignement et utile dans la vie sociale et professionnelle. Et cela sans dépenser un franc de la part de l’État ; 
  • préparation au métier d’enseignant, qui, avec ceux de la santé, font partie des plus nobles mais moins valorisés malheureusement ; 
  • économies considérables au niveau du budget destiné à l’enseignement. Ces économies pourront être réaffectées de façon bien calculée ; 
  • revalorisation du métier d’enseignant : chaque enseignant à un certain niveau d’expérience aura la possibilité d’avoir un étudiant assistant comme les hauts cadres (un enseignant expérimenté/un assistant) ;
  • Les grèves seront de mauvais souvenirs ; 
  • allègement de la charge de travail des professeurs expérimentés avec une rémunération correcte. Toutefois, le nombre de recrutement de nouveaux professeurs titulaires diminuera progressivement. L’esprit du modèle étant le bien-être de tous, nous proposons d’affecter une partie des économies réalisées avec ce modèle au financement de la recherche et de l’entreprenariat en privilégiant les professeurs pour combler leurs heures libérées. 

D’après une première estimation brute, les économies réalisables grâce à ce modèle pourraient, avec le temps, se chiffrer à plus de 100 milliards de franc CFA par an tout en assurant un meilleur résultat. Un modèle d’estimation de l’impact budgétaire avec des techniques actuarielles, stochastiques, prenant en compte plusieurs scénarios sera développé dans le cadre de la phase 2 du projet où nous élaborerons, avec les experts sectoriels, un programme politique pour le Sénégal.

  1. Langue :

A long terme, les dégâts causés par l’apprentissage en français sont incommensurables. Écrivant en français, je précise que je ne récuse pas l’apprentissage du français, mais en français. 

Tout pays a des génies. S’ils sont bien encadrés, un d’entre eux peut faire une invention qui révolutionne le pays pour des siècles. Toutefois, notre système éducatif, tel qu’il est conçu en ce moment, est en train de les noyer avec l’apprentissage en français. Combien de génies par an ? À côté de combien d’inventions sommes-nous passés ? Combien nous coûtent toutes ces inventions ratées ? Nos enfants doivent pouvoir apprendre avec nos langues maternelles.

  1. Contenu et programmes : 

Le continent africain est jeune et est en construction. Il doit être construit essentiellement par sa population. Pour cela, il faut que cette dernière soit formée à travers un système éducatif performant et approprié alliant à la fois transmission de « savoir » et de « savoir-faire » dès le bas âge. Au Sénégal, la majorité des écoles, du préscolaire au supérieur, sont des canaux de transmission de « savoir » et non de « savoir-faire », encore moins de « savoir faire faire ». En d’autres termes, le système produit majoritairement des profils avec connaissances théoriques sans aucune pratique. Par ailleurs, l’esprit d’entrepreneuriat n’est pas inculqué durant le cursus scolaire, au contraire, c’est le modèle du salariat, inadapté en ce moment, qui l’est implicitement. 

Après le diagnostic, passons aux propositions : 

  • inclure des enseignements pratiques en les mettant en lien avec les enseignements théoriques ;
  • à l’école primaire, penser à adopter (ou combiner avec) une approche holistique dans l’élaboration des cours et exercices. En effet, l’approche traditionnelle avec des matières parfois restrictives peut être un facteur de blocage pour certains apprenants. Par exemple, élaborer des exercices dont la résolution fait appel à plusieurs matières afin de déceler facilement les points forts des élèves en théorie et en pratique. 
  • enrôler et valoriser les ateliers techniques (mécaniciens, menuisiers, tailleurs, cordonniers, forgerons, etc.) pour les formations pratiques. Ces ateliers sont de véritables écoles. 
  • financer, moderniser, équiper ces ateliers en contrepartie ;
  • enrôler et valoriser les daara, les centres éducatifs chrétiens, etc. et toute structure informelle dont la substance est jugée utile à la formation des jeunes conformément à nos besoins. Cela nécessite un approfondissement et entrera dans la deuxième phase de ce travail qui impliquera toutes les parties prenantes ;
  • financer, moderniser, équiper ces structures en contrepartie ;
  • enrôler et valoriser les écoles et centres de formations sportifs pour allier le sport avec un choix de disciplines variées (lutte, football, volley ball, hand ball, rugby, natation, etc.) pour permettre aux jeunes d’allier sport et étude à des proportions bien étudiées ;
  • financer, moderniser, équiper ces centres en contrepartie. Aménager les stades afin qu’ils soient de véritables écoles sport/étude en étant opérationnels tout le temps ;
  • orienter le programme vers l’enracinement d’abord, l’ouverture après. Concrètement, les programmes d’histoire et de géographie, par exemple doivent insister dans un premier temps sur la connaissance du pays et de ses figures telles que Cheikh Omar Foutiyou Tall, El Hadji Malick Sy, Cheikh Ahmadou Bamba, Cheikh Ibrahima Niass, Seydina Limamou Lahi, Cheikh Bou Kounta, etc. Des modèles d’entrepreneuriat doivent également inspirer notre jeunesse. Nous pensons à El Hadj Djily Mbaye, Ndiouga Kébé, Diallo Pithie, Aliou Sow (CSE), Bocar Samba Dièye, Serigne Mboup, Ndiaga Ndiaye, Abdoulaye Dia, etc ;
  • mieux exploiter les NTIC pour certaines matières qui ne nécessitent pas forcément une présence physique permanente. Ce qui peut favoriser l’émergence de filières peu ou pas développées dans le pays telles que l’intelligence artificielle, la robotique, la physique médicale, l’actuariat, les data science, etc. à travers des enseignements à distance mettant en œuvre les compétences universitaires locales et de la diaspora.

Livre disponible chez : 

Harmattan (VDN Dakar), Clairafrique (Dakar), FCNAC (Almadies), AMAZON (international)

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